Le bestiaire infantile: une séance d’AMPR® en pratique.

La journée commence mal. On me demande d’ouvrir la fenêtre, je réponds « fous moi la paix! ». Je suis irritable, fatiguée après un mois d’antibios, mais ce n’est pas une raison, c’est une réaction disproprotionnée. Heureusement j’ai programmé dans l’heure qui suit une séance d’AMPR® avec Martine, qui va me remettre sur les rails. Je lui parle de ce sentiment d’envahissement dans ma relation avec les autres, je me sens vampirisée et de cette image qui m’est apparue représentant pour moi la maladie de Lyme : ce cocon étouffant

                             calimero        zebulon-1782e97

mais protecteur ! Martine me demande d’aller le visiter : suis-je dedans ou dehors ? Dedans, jambes repliées, boudeuse…voilà Caliméro qui pointe le bout de son bec plaintif « la vie est trop inzuste!« .Tout est opaque, blanc, une carapace ouatinnée m’enrobe, je n’écoute par les informations : que des mauvaises nouvelles, je n’ai plus envie de parler au téléphone et de me sentir blessée par d’éventuelles réflexions, le monde extérieur ne doit plus me parvenir. Martine me demande si au lieu d’être protecteur, ce cocon ne serait pas isolant sans me laisser la possibilité de voir la situation dans son ensemble et de me positionner de manière adulte. Tout d’un coup Caliméro passe au second plan, apparait un diablotin qui surgit d’une boite carrée rouge. Il ressemble à Zébulon du « manège enchanté« . Il est monté sur ressorts, dynamique, s’occupe de tout, mais quand il sort comme cela de sa boîte, c’est qu’il est sorti de ses gonds  ! Je reconnais avec stupeur un schéma de fonctionnement. Je me plains continuellement sans dire les choses clairement, ne sachant même pas que cela me pèse, car j’ai tout mis de côté et un jour il est trop tard, je pète un câble et je me renferme dans mon cocon !

« Que faudrait-il qu’il se passe pour que la situation s’améliore ? » me demande Martine. Au fil des questions, je réalise que le ressort sur lequel est monté Zébulon est un intestin sans « trou de balle » : en clair il ne peut pas éliminer ! Je fais le lien avec un possible fonctionnement émotionnel, physique et matériel. Je n’élimine pas très bien. J’ai trié des choses que j’aimerai jeter, mais elles traînent dans l’entrée en attendant que je me décide d’aller à la déchetterie. Ma maison non plus, n’a pas de trou de balle ! Je n’arrive pas à évacuer mes émotions – pour cela il faudrait que j’accuse réception d’être en colère quand je le suis – et je bous littéralement dedans sous un calme apparent ! La séance se termine avec Caliméro qui vient se placer sur le plexus :  au lieu de se plaindre, il se fait entendre au niveau du coeur, cela devrait me permettre d’agir avec sensibilité. Zébulon quant à lui, se voit pousser un rectum en bonne et due forme et une paire de jambes pour avancer sans bondir de colère. Martine me suggère de remercier toutes ces parties de moi, mais c’est à elle avant tout que je dis un grand merci.

Quel rapport j’y vois avec Lyme ?

La tique se nourrit en suçant notre sang, elle pompe notre énergie et nous contamine avec ses coinfections ! Elle envahit notre espace et nous vampirise ! Mon identité de malade chroniquement fatiguée ne me permet plus de participer à des activités avec les uns et les autres. Je dis systématiquement non à tout sans plus me poser la question de ce qui me fait réellement envie tellement je suis fatiguée. Je me suis enfermée dans le cocon Lyme qui me protége de l’envahisseur parce que jusqu’à aujourd’hui je ne suis pas arrivée à poser mes limites. Tant que je ne saurais pas préserver mon espace, Lyme sera un prétexte utile pour dire « non » et j’aurai beau prendre des antibiotiques, des huiles essentielles, malgré la fatigue et les inconvénients, il y a un bénéfice secondaire à rester dans ce cocon.

Mettre le doigt sur ce schéma de fonctionnement et me rendre compte que je n’arrive pas à gérer mes émotions et à poser mes limites pour ne pas me faire envahir/vampiriser par des personnes, des situations, internet…est fondamental. C’est un axe de travail à considérer avec attention pour accélérer ma guérison. L’écrire a encore amplifié ces prises de conscience.

Le cocon est une image métaphorique de la maladie de Lyme: les borrélies et les autres bactéries associées aux coinfections m’ont envahie et j’ai du mal à les éliminer. Elles se sont enkystées, enfermées dans des cocons de graisse. Mon système immunitaire est débordé ! Les symptômes sont apparus quand la maladie de ma mère a envahi tout notre espace et a pris le contrôle de notre vie.

Suite à cette mémorable séance je vais agir dans une triple direction : conscientiser mes émotions en me posant souvent la question de ce que je ressens, apprendre à préserver mon espace, aider mes émonctoires à éliminer et programmer des passages réguliers en déchetterie.

1er décembre 2017,  9 mois plus tard: j’ai acheté un extracteur et fait une cure de jus de légumes, fait quelques séances d’hydrothérapie du colon et depuis septembre suit une détoxication alimentaire selon le livre « manger pour guérir » de Fernand Joubert. J’ai perdu 6 kg, je me sens beaucoup mieux avec plus d’énergie.

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