Antibio or not antibio : that is not the question quand on traite Lyme !

L’enquête de santé passée sur la 5 « Abus d’antibiotiques : une catastrophe annoncée », m’a laissée un goût amer et plein de questions.Cette émission interroge sur ce qui risque de se passer quand les bactéries deviennent résistantes.

Le traitement de la maladie de Lyme repose sur l’administration de différentes associations d’antibiotiques sur le long cours (cures sur 2 mois pendant plusieurs années) pour permettre une couverture la plus exhaustive possible. On appelle cela une antibiothérapie pulsée. Différentes associations de molécules sont prises sur plusieurs jours, puis arrêtées en alternance avec d’autres associations. Ces traitements soulagent vraiment les malades et doivent être pris sur le long cours.

J’ai toujours évité les antibiotiques si je pouvais faire autrement et n’étais pas vraiment « pour » m’engager des une cure antibiotique, mais mon médecin m’a dit que la maladie était maintenant dans une phase lésionnelle et que les antibiotiques étaient vraiment préconisés dans mon cas. Les témoignages des uns et des autres que j’ai pu lire sur la gravité des symptômes ont eu raison de mes hésitations, mais j’ai quand même mis plus d’un mois pour accepter de faire ma première cure.

Il y a des alternatives avec des huiles essentielles, de l’ozonothérapie, de l’homéopahie, j’ai testé ces approches pendant un an, elles n’ont pas donné de résultats. Il existe également des associations de plantes, que je n’ai pas encore testées, mais il semble que ce soit encore plus long pour avoir des résultats.

J’ai enchaîné 5 cures depuis 2015 qui ont apportée un mieux, mais la charge infectieuse n’a pas encore clairement baissé. C’est long, très long, mais aussi j’ai enchaîné ces cures en vivant un énorme stress lié à l’accompagnement de la fin de vie de ma mère. C’est la première fois que je commence une cure d’antibiotiques avec un niveau de stress quotidien « normal » Est-ce que ça va enfin marcher ? J’arrive à un tournant où j’aimerai vraiment trouver d’autres solutions car mes questions restent :  Est-ce que je contribue à mettre en danger l’efficacité des antibiotiques ? Le fait de prendre différentes molécules diminue-t-il le risque de résistance ? Au niveau personnel malgré la prise de probiotiques, je sens qu’il va falloir que je reconstruise ma flore intestinale, mais ne peut le faire tant que je la mitraille à chaque nouvelle cure. Noeud gordien. J’espère que cette nouvelle cure va enfin porter ses fruits et que je pourrais enfin passer à une prise en charge différente.

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